Indications
Tous les hommes gênés dans leur vie de tous les jours, à la fois sur un plan sexuel et/ou social : syndrome du vestiaire, complexe du maillot de bain, rétraction trop importante, perte de confiance transitoire dans les suites de déception sentimentale, mal-être lié à un trop fort complexe.
Cette intervention consiste en une augmentation de volume plus ou moins associée à un allongement relatif de la verge. Ces deux gestes simples permettent d'obtenir d'excellents résultats à la seule condition de respecter des indications strictes.
  Avant l'intervention
Lors de votre consultation, on apprécie l'existence ou non de problèmes fonctionnels sexuels.
En cas de troubles majeurs, type éjaculation précoce ou impuissance cette intervention est formellement contre-indiquée sans une prise en charge psychologique parallèle.
L'examen clinique permet de déterminer en phase pré-opératoire l'importance de l'allongement relatif possible. De plus, on recherche les potentiels sites donneurs de graisse.
Classiquement, la face interne de cuisse et chez les hommes minces, la face externe de cuisse ou la fesse.
L'abdomen est une zone de prélèvement secondaire, car les cellules graisseuses gardent en mémoire leur site d'origine et disparaitront en cas de régime.
  Comment se déroule l'intervention ?
il s'agit d'une véritable intervention chirurgicale, qui doit se dérouler dans un vrai bloc opératoire, dans des conditions d'asepsie maximale et par un "vrai chirurgien".

Le premier geste pouvant être associé au second, plus classique, est l'allongement relatif du pénis obtenu par section du ligament suspenseur de la verge. Par une courte incision au bord inférieur du pubis, la verge est détachée du rebord osseux permettant alors son avancée d'environ 5 cm.
Il s'agit donc de la même verge simplement projetée en avant de 5 cm.
La partie "cachée" de la verge est extériorisée. Cela est d'autant plus visible et même spectaculaire en cas de micro pénis chez l'ancien obèse.
La cicatrice est faite en "Z", d'environ 3 à 4 cm mais il s'agit d'une vraie plastie cutanée car les branches du Z en s'inversent permettant un allongement cutané sans bride (plus fréquent en cas de plastie en "V-Y").

On peut sectionner dans le même temps quelques expansions aberrantes de muscles crémastériens responsables du " syndrome de l'escargot "(le pénis sous l'influence de facteurs tels quel l'eau, le froid ou certaines émotions se rétracte grâce à la contraction de ces muscles).
La section du ligament doit se faire au raz de l'os pubien, les corps caverneux sont en permanence protégés par un instrument métallique, c'est le temps le plus délicat de l'intervention.
Les tissus mous avoisinants sont alors suturés dans l'espace vide créé afin de le combler, et la peau est fermée en deux plans avec des fils résorbables.

Le second geste est l'augmentation de volume ou lipostructure et consiste en l'injection de la propre graisse du patient dans la verge permettant une augmentation du volume conséquente. La graisse est prélevée par lipoaspiration sur le ventre, les cuisses ou les flancs puis réinjectée à l'aide d'un matériel spécialement étudié immédiatement sous la peau du fourreau à partir de 2 petites incisions latérales à la base de la verge. Les incisions mesurent 2 mm et sont complètement invisibles.

Cette technique est dérivée de celle utilisée en chirurgie plastique dans les comblements de rides ou de certaines pertes de substance. La graisse est incorporée au tissu receveur comme une greffe. Ce temps opératoire n'est pas très difficile sur le plan technique mais surtout sur le plan tactique ; le site donneur est important, l'abdomen même si c'est le site le plus aisé, ne doit rester qu'un site secondaire voire à éviter. La graisse une fois prélevée doit être manipulée le moins possible, et n'être jamais en contact avec l'air. En effet, lorsque l'on parle de graisse il faut comprendre, cellules graisseuses ou adipocytes, et plus ces cellules resteront intactes, plus grandes seront les chances de prise. C'est un principe commun à toutes les greffes, et que l'on avait un peu oublié. J'ai donc mis au point un procédé qui évite tous ces désagréments potentiels, un brevet et une fabrication commerciale sont en cours.

Il n'y a aucun rejet puisqu'il s'agit du propre tissu du patient, et le taux de résorption immédiat est d'environ 30 %.
Le volume de graisse nécessaire va de 100 à 200 cc et la perte de 30 % est anticipée, donc on réalise une sur correction d'autant.
  Les gestes associés
La circoncision :

Toujours indiquée en cas de prépuce étroit, apprécié en préopératoire.
Sinon réalisée en cas de désir du patient.
Il semblerait que ce geste donne des sensations nouvelles et pas forcément désagréable, puisque le patient va avoir le gland découvert de façon permanente.
A l'âge adulte, cette petite intervention reste douloureuse pendant 1 à 2 semaines.

La lipoaspiration du pubis :

Toujours indiquée en cas de pubis gras ou rebondi.
Sa réduction participe à l'allongement relatif.
De plus la graisse pubienne est la plus proche du site receveur et reste considérée comme le meilleur matériel greffable.
Le seul effet indésirable est l'apparition d'ecchymoses au niveau du scrotum pour 2 à 3 semaines.

Le lifting du pubis et le desenfouissement de verge :

Il s'agit de la technique utilisée en cas de micro pénis.
C'est la peau pubienne et par suite celle de la verge qui vient recouvrir le sexe. Phénomène classiquement observé chez les anciens obèses.
Cette peau est retirée vers le haut et l'excédent est réséqué c'est le principe d'un lifting.
La verge enfouie est extériorisée et la base cutanée de la verge est refixée plus haut au niveau du bord supérieur du pubis.
Il s'agit d'une intervention plus lourde mais dont les résultats sont spectaculaires.

La reinsertion du ligament suspenseur :

Il s'agit d'une intervention de chirurgie réparatrice pure dans les suites d'une opération d'allongement où tout l'appareil de support de la verge a été sectionné.
On recrée un néo ligament suspenseur, grâce à un procédé utilisé en chirurgie orthopédique qui fait appel à des ancres métalliques fixées dans l'os auxquelles est suturée la verge.
Intervention rare mais indispensable car le sexe n'a plus de tenue.
A préciser qu'une telle complication ne peut survenir en cas de PENIPLASTIE vraie car seule la partie médiane ligamentaire doit être sectionnée, les haubans latéraux sont laissés intacts et ne doivent jamais être sectionnés à mon sens.
C'est la peau pubienne et par suite celle de la verge qui viennent recouvrir le sexe. Phénomène classiquement observé chez les anciens obèses.
  Les suites opératoires
Les suites opératoires sont simples permettant une reprise de la miction immédiate. L'œdème post-opératoire disparaît en quelques jours en 10 jours, et le sexe très volumineux en post opératoire immédiat reprend une allure humaine en 2 à 3 semaines en moyenne.
Le décalottage n'est à nouveau possible qu'après 4 à 6 semaines, ce qui décale d'autant la reprise des rapports sexuels. Cette reprise est plus précoce chez les patients circoncis et généralement possible entre 2 et 3 semaines.
La douleur est en principe parfaitement gérable ; seules les zones de prélèvement sont douloureuses pendant 3 à 4 jours, à l'inverse les ecchymoses peuvent rester 2 semaines, notamment sur les faces internes de cuisses.
Les érections nocturnes peuvent être vécues comme désagréables mais aucun traitement les inhibant n'est donné systématiquement.
L'expérience montre qu'après une intervention sur les yeux le patient doit voir, aussi après une PENIPLASTIE, le patient doit pouvoir avoir une érection.

Les exigences post-opératoires :
  • Repos sexuel : Minimum 15 jours.
  • Douche matin et soir avec un savon classique.
  • Antiobioprophylaxie per os pendant 5 à 7 jours. (Keforal)
  • Application d'une pommade antibiotique sur les cicatrices, deux fois/jour
  • Automassage débuté à 10 jours à l'aide d'un corps gras type d'huile d'amandes douces permettant une homogénéisation de la graisse : parfois il est nécessaire de briser manuellement les amas de graisse disgracieux afin de les fluidifier.
  • Une feuille de "route" est remise à chaque patient à sa sortie.
© 2010 Dr. Paul Seknadje – Tous droits réservés